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Je n’ai pas la foi! Vraiment?

“Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. ”  Hebreux 11 v 1

“Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.” Romains 10 v 17

« Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive. Ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint »  Job 3 v 25 

Est-ce possible qu’on n’ait pas la foi?

 Il m’est arrivé de penser aux chrétiens qui disent qu’ils n’ont pas de foi.

Si on considère la foi comme étant la religion, alors oui, il existe des milliers et des milliers de personnes qui n’ont pas de foi.

Cependant, si on la prend dans un contexte plus large, c’est-à-dire : « Toute adhésion ferme et fervente de l’esprit à quelque chose : Foi politique. Foi dans une idéologie. » (Larousse), alors c’est impossible de ne pas avoir la foi.

En effet, nous pensons tous à quelque chose. Notre esprit le ressasse, l’analyse, l’évalue et développe cette adhésion, cet attachement, ce partage qui rend rend cette idée ou cette croyance, ce quelque chose tangible, quoique irréel à un certain moment. C’est ça la foi. Ce quelque chose peut être positif ou négatif.

Alors, nous avons la foi, peut-être dans une chose négative, car :

“la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. “

Quand nous prions, nous croyons que la requête extraordinaire que nous demandons à Dieu se réalisera.

Ne nous leurrons pas : si notre esprit est attaché au caractère impossible de ce que nous réclamons, nous ne le verrons pas s’accomplir.

En conséquence, notre foi se matérialise : nous n’obtenons pas ce que notre bouche demande parce ce que notre esprit n’est pas vraiment en accord avec notre prière.

Dans ce cas, il vaut mieux ne pas continuer à prier parce que nous nous trompons nous-mêmes. Au lieu de cela, demandez à Dieu de changer vos pensées.

Je comprends mieux la raison pour laquelle l’apôtre nous dit que le Saint-Esprit prie pour nous parce que nous ne savons pas ce que nous devons demander au Père. Et c’est vrai.

« De même aussi l’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit : c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints » (Rm 8.26-27).

Incapable de s’exprimer correctement?

Longtemps, j’ai considéré ce texte comme voulant dire que j’étais complètement incapable de formuler une pensée cohérente, mais ce n’est vraiment pas le cas. Une explication serait que lorsque nous prions des fois nous faisons des demandes cohérentes mais folles quand même puisque nous ne pensons pas voir notre demande exaucée. Par exemple : nous demandons à Dieu un nouveau poste tout en croyant que nous n’aurons pas la capacité de faire face à de nouvelles responsabilités.

Nous regardons avec envie les avantages d’une promotion tout en redoutant les sacrifices qu’il faut faire. Alors, peut-être devrions-nous lui demander plus d’intelligence pour nous améliorer dans notre domaine, de nous montrer les portes auxquelles il faut frapper, de nous faire comprendre l’attitude à avoir pour convaincre un patron de nous engager.

Impossible de ne pas avoir la foi

 

Donc, je crois que nous avons la foi, mais souvent de façon négative. Nous disons une chose avec notre bouche tout en sachant intérieurement qu’elle ne pourra se réaliser à cause de nos faiblesses, des circonstances, de nos incapacités, etc.

Nous avons la foi dans toutes ces pensées qui ne cessent de nous passer par la tête. Et ce sont ces pensées qui vont se réaliser à coup sûr.

Job ne disait-il pas « Ce que je crains c’est qui m’arrive, ce que je redoute c’est ce qui m’atteint »? Job 3 v 25

Si vous croyez que jamais vous n’aurez de l’argent, même si vous passez toute votre vie dans un monastère, priant pour que les écluses des cieux s’ouvrent, elles resteront à jamais fermées.

Il n’y a jamais eu une chose de réalisée dans la vie sans la foi. Tous les miracles, toutes les grandes réalisations, les défaites ont été le résultat du dualisme entre la foi positive et la foi négative.

Demandons à Dieu de nous donner la foi en Lui.

Méditons sur sa parole car :

“Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.”

Une célébration de la musique Gospel

e mois-ci en Amérique du Nord, on célèbre le mois de l’histoire des Noirs. C’est une bonne occasion de réécouter ces classiques de la musique chrétienne nés au cours des différentes périodes bouleversantes de l’histoire des Noirs en Amérique.

Nous avons accueillis des jeunes qui ont bien voulu partager avec nous leurs chants préférés.

Bonne écoute

C’est décidé, je lis ma Bible quotidiennement cette année

 

lire la Bible fait partie des résolutions régulières que prennent les chrétiens.

En effet, à un moment ou un autre de l’année, nous décidons de développer l’habitude de lire régulièrement le livre de chevet de tous ceux dont l’objectif est d’être de vrais disciples. Cependant, nous devons reconnaitre que nous ne tenons pas toujours parole.

Les soucis de la vie, notre horaire chargé, tout cela nous empêche de tenir notre promesse.

À travers les années, j’ai découvert que l’un des moyens qui me permet de continuer mon cheminement spirituel est la lecture de la Bible accompagnée d’un autre livre chrétien. Ainsi la série de livres d’Ellen White m’aide nous seulement à lire mais aussi à mieux comprendre certains récits bibliques.

Alors, si tenir votre résolution est difficile, commencez par la vie de Jésus et accompagnez cette lecture du livre Jésus-Christ de Mme White.

Si vous disposez d’un téléphone intelligent, d’une tablette électronique, allez sur Google play ou App Store de Apple pour le télécharger. Vous pouvez aussi visiter le site de Richard Lemay pour une lecture en ligne http://www.richardlemay.com/LIV/FRA/EGW/JC/Index.htm

C’est gratuit, pourquoi ne pas en profiter?

Bonne lecture!

 

 

Une lumière! Pourquoi pas?

Photo credit: Author: ADGraphics. All-free-download

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A vez-vous déjà vu de près un nénuphar blanc? Moi pas. J’en ai vu en photo. Mais j’avoue que j’aimerais en voir un de plus près. Pourquoi cette fleur en particulier? À cause de ce qu’on dit d’elle. Selon les spécialistes, il grandit au fonds mous des mares, lacs et des rivières à cours lent. Sa fleur blanche tranche sur son environnement immédiat. Elle est une référence, car elle attire le regard et fait ressortir les vraies couleurs de son entourage.

Quelles leçons peut-on en tirer?

De même, pour nous autres chrétiens, nous évoluons dans un monde dont les valeurs, le style de vie, les produits résultant de ses moules ne ressemblent pas aux nôtres. Nous vivons en marge de tout ce qui pourrait sembler la norme. Ce n’est pas un fait nouveau. L’apôtre a vécu la même situation. Il a recommandé aux chrétiens de Rome ce qui suit :

“Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.”  Romains 12 v 2

Qu’est-ce que cela veut dire?

Cette idée de ne pas prendre la forme de son milieu, d’être différent de son environnement ambiant se trouve dans plusieurs de ses épitres. Le chrétien est appelé à vivre une vie différente, volontairement, à cause de ce qui se passe autour de lui. L’apôtre n’a pas demandé aux chrétiens de déménager d’abord avant de mener une vie nouvelle. Ce nouveauté de vie commence par la pensée. En d’autres termes, je ne change pas d’abord mon environnement, mais je m’examine soigneusement.

Voulez-vous coûte que coûte quitter votre milieu parce qu’il ne comble pas tous vos besoins? Vous voulez peut-être totalement différents et rejeter tout ce qu’on vous a appris? Peut-être votre milieu ne reconnaît pas tout votre potentiel? Et vous soupirez après le jour ou vous pourrez enfin vous libérez de ce carcan? Vous attendez ce moment pour déployer vos ailes. Vous pensez enfin, je vivrai quand j’aurai quitté cet endroit.

Quelques réserves…

C’est certain, on ne s’épanouit que dans un environnement sécuritaire. Toutefois, mis à part des endroits dangereux qu’il faut absolument quitter, il se peut maintenant qu’il soit impossible de quitter votre environnement et ce pour d’excellentes raisons. Alors, au lieu d’être découragés, je vous propose de suivre l’exemple du nénuphar.

Il n’a pas choisi le marécage pour croître, cependant, il y croit. Il ne peut quitter le marécage, il se contente de produire ses plus belles fleurs. Il ne trouve pas d’excuses. Il n’abandonne pas. Il croit et montre de façon criante la différence entre le marécage et lui. Votre défi : faites comme lui.

Si vous êtes incapable de laisser votre environnement, prospérez là ou êtes, développez vos qualités intrinsèques par la grâce que Dieu vous accorde. Alors, le monde ne manquera pas de voir votre beauté intrinsèque justement à cause du milieu d’où vous venez.

“Que votre lumière luise ainsi devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.” Matthieu 5 v 16

 

Choisissons de prononcer des paroles gracieuses

 P armi les centaines de mots que vous prononcez chaque jour, ceux que vous écoutez, ceux que vous entendez dans vos émissions préférées, quel est le pourcentage de ceux que vous considérez comme gracieux? agréables à entendre? qui vous réjouissent le coeur? Ceux qui méritent véritablement votre attention?

 Si nous voulons être honnête, nous devons admettre que les bons mots ne sont pas trop nombreux.

Notre environnement est saturé de mots abusifs, dépréciatifs, péjoratifs, injurieux. Les comédies contemporaines n’améliorent pas la situation.

Toutefois, à travers la méditation quotidienne, il est possible de saturer notre esprit de mots gracieux, et de les répéter à nos amis, notre famille.

Ils représenteront une source de joie pour ses amis, sa famille.
Dans son livre Jésus-Chrit,  chapitre 56 p 511, Elle G. White déclare:
 “Jésus a été le modèle des enfants aussi bien que des parents. Il parlait avec autorité et sa parole était accompagnée de puissance. Cependant, même dans ses rapports avec des hommes grossiers et violents, il n’employa jamais un mot qui ne fut aimable et courtois. Quand la grâce du Christ habite dans un coeur, elle communique une dignité céleste et donne le sentiment des convenances. Elle adoucit tout ce qui est rude. Elle dompte tout ce qui est grossier et désobligeant. Sous son influence, les parents s’habituent à traiter leurs enfants comme des êtes intelligents, ainsi qu’ils voudraient êtres traités eux-mêmes.”
Alors, prenons Jésus comme modèle dans toutes les situations, plaisantes ou non, que nous soyons de bonne humeur ou fâchés. Choisissons de prononcer des paroles gracieuses pour semer la joie et l’espérance autour de nous.
 
 “Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun”.Colossiens 4.6
Lecture supplémentaire 
Un article à lire:

Que fais-tu ici?

 « Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l’Éternel lui fut adressée, en ces mots : Que fais-tu ici, Élie? » 1 Rois 19 : 9

 Élie, un prophète pas comme les autres

 L’histoire d’Élie dans l’Ancien Testament est bien connue (1 Rois 18, 19, 21).
  • C’est le prophète qui a annoncé la sécheresse au roi Achab.
  • Il a vécu d’un peu d’huile et de farine d’une veuve de Sarepta pendant un certain temps.
  • Il a ressuscité l’enfant de cette veuve.
  • Après une prière, le feu est tombé du ciel pour consommer son holocauste alors que les prophètes païens et le peuple d’Israël restèrent ébahis devant la manifestation de la puissance divine.

Des prodiges, encore des prodiges

Il semble que la vie d’Élie était faite de miracles permanents. Un homme dirigé par Dieu. En effet, dans chaque épisode relaté dans la Bible, on découvre la complicité qui existait entre lui et Dieu. L’Éternel lui disait d’aller quelque part, il y allait. Il priait, Dieu lui répondait.

Pourtant, il y a eu un moment de sa vie où il a décidé seul.

Rappelez-vous, après la réponse spectaculaire de Dieu sur la montagne du Carmel (1 Rois 19), la mort des 850 faux prophètes au torrent de Kison, Élie reçut de Dieu la force physique pour courir, sous une pluie battante, devant le roi Achab jusqu’à l’entrée de Jizreel pour lui montrer le chemin. Mais, ce grand homme va perdre sa foi à la menace de mort apportée par le messager de la reine Jézabel, femme d’Achab. En effet, cette dernière a juré de le tuer et Élie prit peur et s’enfuit. Il n’a pas pris le temps d’invoquer Dieu, de lui demander son opinion. Il ne lui réclama qu’une chose : la mort.
Dieu lui a répondu différemment, bien sûr. Après lui avoir donné de la nourriture pour le fortifier, car il allait marcher 40 jours et 40 nuits jusqu’à Horeb, Dieu lui posa une question cruciale dans la caverne : Que fais-tu ici, Élie? C’est-à-dire, est-ce moi qui t’ai envoyé? T’ai-je dit de t’enfuir? Pourquoi as-tu pris cette décision seul?

Que fais-tu ici?

Il semble être l’éternelle question de Dieu à l’homme quand il s’égare. Que fais-tu ici, dans cet emploi? Dans cette soirée? Dans cette relation destructrice? Dans cette maison? Que fais-tu ici, rongé par la peur et le désespoir? Il faut remarquer que Dieu n’a pas empêché Élie de s’enfuir. De même, il ne nous empêchera pas de prendre certaines mauvaises décisions.
Toutefois, il nous aime trop pour nous abandonner dans notre triste situation. Quand il nous pose une question, c’est pour se reconnecter avec nous et nous aider à retrouver le meilleur chemin.
« Que fais-tu ici? » Répondons à cette question pour reprendre notre cheminement avec Dieu et connaître ses plans en notre faveur.

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » Jérémie 29 : 11

De l’abondance du coeur…

Les mots nous environnent. On les entend partout et en toutes circonstances (si on n’a pas de problème d’audition).
  • Ils nous motivent.
  • Nous encouragent.
  • Nous donnent des directives pour accomplir nos tâches. Nous révèlent notre place et notre importance dans la vie des autres.

Mais aussi

  • Les mots peuvent nous faire souffrir.
  • Nous décourager.
  • Nous donner une image négative de nous-mêmes.

Les mots! Ils véhiculent un puissant message de construction ou de

destruction.

L’un de mes auteurs préférés, Elle G. White,  a fait cette déclaration dans son livre Jésus-Christ :

“Les paroles traduisent les sentiments du coeur… Non seulement les paroles révèlent le caractère; elles réagissent sur le caractère. Les hommes subissent l’influence de leurs propres paroles. Il leur arrive souvent, momentanément influencés par Satan, d’exprimer des sentiments d’envie et de médisance, sans même y croire; mais ces expressions exercent une action sur leurs pensées.”

 Alors, la prochaine fois que vous parlerez, arrêtez-vous un instant pour vous demander l’origine de vos paroles.
Votre esprit, votre coeur, sont-ils en accord avec vos déclarations?
Vos paroles, provoquent-elles de la joie?
Sinon, il faudrait demander à Dieu de les changer radicalement, car :

“… Car de l’abondance du coeur la bouche parle.” (Matthieu 12 v 34)

Allez dire à mes disciples (fin)

Ceci est le dernier article de la série Allez dire.
Dans les deux articles précédents, je me suis arrêtée sur  Allez dire et à Pierre. Aujourd’hui, les mots qui m’intéressent sont mes disciples.

 Nous avons vu que Dieu ne reste pas silencieux et ne rejette pas ceux qui le trahissent. Mais, qu’en est-il de ceux qui se disent être ses enfants?

 Il est évident que Dieu révèle sa volonté aux hommes. Cependant, Il a un ordre de priorité.
D’abord, Il parle à ses enfants.

À Cléopas, sur le chemin d’Emmaus, Jésus donne l’ordre de raconter sa résurrection et les prophéties concernant sa venue et tout ce qui entourait sa divinité en premier lieu à ses disciples.

Pas aux soldats romains, ni à la foule en liesse qui l’avait accueilli à son entrée triomphale à Jérusalem.
Ni même à sa famille.
Mais à ses disciples. Ceux qui avaient cheminé avec lui,  mangé avec lui, participé à toutes les circonstances de sa vie durant ces trois dernières années. En un mot, ses amis. Déloyaux?  Bien sûr. Mais ses amis quand même. Pourquoi?

Jésus savait qu’une fois que ses disciples seraient au courant de la situation, leur foi serait fortifiée.

Ils n’hésiteraient pas à annoncer aux autres cette information invraisemblable à tous. Leur maitre savait à quels sacrifices ils consentiraient pour que cette information soit connue. Ce ne serait pas comme ces soldats romains, témoins de sa résurrection mais à qui on avait donné de l’argent pour cacher la vérité. Non, ses disciples se dévoueraient corps et âme à son service.

Personnellement, ce verset est rempli de signification dans ma vie chrétienne.

Il fortifie  ma confiance en Dieu. Car, parfois, je me trouve dans le camp de ses enfants, d’autres fois parmi les infidèles. Dans l’un ou l’autre cas, Marc 16 v 7 me rappelle que son amour ne change pas: Dieu est le même hier, aujourd’hui et éternellement.

Dans ce verset, je vois aussi  mon créateur qui ne se tait point.

Il me dit que quelque soit le chemin sur lequel je me trouve, Il veut me tendre la main et me redonner force et espoir. Il me rassure et me soutient. Une consolation, je crois, qui est véridique pour tous.
Dans les hauts et les bas de la course chrétienne, rappelle-toi l’ordre donné à Cléopas de la part de Jésus:

Mais allez dire à ses disciples et à Pierre, qu’il vous précède en Galillée, c’est là que vous le verrez comme il vous l’a dit.” Marc 16 : 7

Allez dire à Pierre (2è partie)

Mais allez dire à ses disciples et à Pierre, qu’il vous précède en Galillée, c’est là que vous le verrez comme il vous l’a dit.” Marc 16 : 7
[dropcap type=”square “] D[/dropcap]ans l’article précédent Allez dire, j’ai fait des réflexions sur le verbe “allez dire” qui se trouve dans ce verset.
Aujourd’hui, le mot qui m’intéresse est Pierre avant de réfléchir sur  le mot “disciples” dans le prochain article (ne le ratez surtout pas).
 “Allez dire à Pierre.”

Pourquoi citer le nom de Pierre? Ne faisait-il pas partie des disciples?

 Je pense que pour comprendre l’insistance de Jésus, il faut se référer aux évangiles ou le nom de Pierre apparaît. À maintes reprises, on retrouve ce disciple particulier en train de parler. Il semble être quelqu’un qui n’avait pas la langue dans sa poche. Pierre est le discoureur, le défenseur. Il a osé en plusieurs occasions donner des conseils à Jésus et même insinuer que le maitre ne connaissait pas vraiment l’avenir.

Rappelez-vous quand Jésus lui a dit qu’il allait le trahir, il a protesté ouvertement. “Non, Jésus, cela n’arrivera pas.” Pourtant, cela s’est bel et bien passé. Quelle honte pour Pierre! Il ne s’est pas contenté de se disperser comme les autres disciples. Non. Il l’a renié. Je suis sûre que dans le groupe des disciples, tous le savaient. Alors, imaginez leur réaction. Tous les comportements étaient excusables, sauf le reniement, se disaient-ils.

Jésus savait tout cela.
Pour démontrer à Pierre qu’il l’aimait malgré tout et lui permettre de reprendre sa place au milieu des disciples, il a dit à Cléopas de répéter le nom de Pierre dans son message. “Allez direz à mes disciples et à Pierre.”
Quel profond amour!

Jésus ne se contente pas de rassurer Pierre, il le réhabilite.

Avez-vous renié Jésus pour faire partie de la grande foule incroyante?
Aujourd’hui, j’ai une bonne nouvelle pour vous: Jésus vous accueille à bras ouverts.
“Quel que soit le péché le sang de Christ l’efface.”

 Ne vous inquiétez pas, vous pouvez venir à Lui.

Il vous rassure de son amour, et vous réhabilitera comme il l’a fait pour Pierre. Vous faites désormais partie de la grande famille céleste. Alors, qu’attendez-vous pour reprendre votre place?
À suivre…

Allez dire… (1re partie)

Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée: c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit.”
Marc 16 : 7
 L’atmosphère de la pièce où s’étaient réunis les disciples, découragés et effrayés était tendue. Imaginez. Vous avez tout abandonné pour suivre le nouveau leader religieux prometteur.
Au début, ce n’était pas si mal: grâce aux miracles accomplis une grande foule vous suivait. Mais, maintenant vous n’avez plus rien. Le leader a subi la peine de mort réservée aux pires marginaux, votre propre vie est en danger. Recommencer? Bien sûr! mais quoi? Votre réputation est en lambeaux. Vous n’avez pas d’argent. Sera-ce possible? Le découragement menace donc d’engloutir ce groupe d’hommes rassemblés pour prendre le souper.
Et brusquement tout change. Cléopas vient avec une nouvelle inattendue. En effet, il raconte que lui et son ami viennent de rencontrer Jésus, le leader crucifié, qui lui a expliqué en détails tous les événements des derniers jours. Les femmes, elles aussi, avaient un message à transmettre. En effet, Jésus  leur a dit : “Allez dire à mes disciples…”
“Allez dire”, allez annoncer.
Très simple comme commandement, mais rempli de sens.
Il me semble que dans cette triste situation, Dieu suit encore le même modèle de comportement que par le passé: une explication claire des événements à ses amis, ceux qui veulent l’entendre.
Pensez aux prophètes et patriarches: Il avait toujours une explication, des directives à leur donner.
Dieu ne demeure pas dans le silence.  Rien ne lui est caché et il peut tout expliquer:
Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret  à ses serviteurs les prophètes.” Amos 3 : 7
Cependant, souvent, nous pensons qu’Il ne nous entend pas, qu’Il ne nous écoute pas. Je me demande dans ce cas s’il ne faut pas chercher à comprendre son silence au coeur même de la relation que nous entretenons avec lui.
Si nous ne l’entendons pas, il faudrait peut-être baisser le volume des autres voix dans notre quotidien pour pouvoir l’écouter lui, le Dieu créateur.
À suivre…