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Un entretien arrange tout

Quand j’étais petite, je chantais :

« Un entretien avec Jésus arrange tout
Lorsque je suis troublé
Je sais par sa bonté
Qu’un entretien avec Jésus arrange tout. »

Je ne comprenais pas vraiment la signification profonde  des mots  que je répétais.  Maintenant,  avec le recul, je peux  en mesurer la profondeur.

Voyez-vous, souvent, nous nous plaignons du stress de la vie moderne, de son lot de soucis et de difficultés. Souvent, nous ne nous sentons bien qu’après un culte à l’église. Pourtant, ce sentiment de plénitude n’est que provisoire puisque nous faisons l’expérience  de cette paix seulement une fois par semaine, dans notre communauté chrétienne.

Cependant, Jésus nous appelle à vivre une paix profonde. Durable. Non seulement un jour, mais tous les jours de la semaine. Une paix qui ne peut se trouver qu’en lui. Mais, souvent, nous oublions cette condition.

Nous voulons passer au travers des circonstances douloureuses ou tragiques de la vie avec la seule provision faite pendant le sabbat. En effet,  en général, emportés par les inquiétudes et les obligations de notre réalité quotidienne, nous oublions d’entretenir une communion avec Dieu.

Nous nous trompons en pensant que le sentiment de quiétude éprouvée au cours d’un culte va se poursuivre tout au cours de la semaine même sans contact avec Jésus.  Notre Sauveur a bien déclaré :

  • “Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.” Jean 15 v 4

  • “Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s’alarme point.” Jean 14 v 27

Pour bénéficier de la paix que Dieu accorde à ses enfants, il nous faut absolument demeurer en lui.

Mais, la question se pose : Comment demeurer en Dieu?

Je ne sais pas pour vous, je ne connais pas 36 méthodes, mais une seule : la prière et la lecture de la Bible.

Alors que tout tourne dans le monde, choses et gens, planètes et étoiles, le chrétien prend du temps pour parler à son Dieu et lui confier ses sombres pensées. La prière, c’est  une conversation, un dialogue, un entretien qu’un chrétien engage avec Dieu, son père.

Parmi les définitions que j’aime, il faut que je mentionne les suivantes :

  • La prière est un souffle.
  • La prière est la respiration de l’âme. EGW
  • La prière est un rendez-vous avec Dieu.
  • La prière est le cri de l’âme vers son sauveur.
  • La prière est une rencontre tumultueuse entre le visible et l’invisible.
  • « N’importe quelle prière vaut mieux que l’absence de prière. C’est une façon de reconnaître la puissance de Dieu, et c’est à mon avis une façon de le louer. » Graham Greene

Mme White  a fait cette déclaration dans le livre de médiation “Avec Dieu chaque jour”:

Votre prière quotidienne doit être: “Prends-moi, ô Dieu, comme ta propriété exclusive. Je dépose tous mes plans à tes pieds. Emploie-moi aujourd’hui à ton service. Demeure en moi, et que tout ce que je ferai soit fait en toi.

Si vous voulez demeurer ferme, inébranlable, en paix avec le monde et avec vous-même, c’est impératif que vous trouviez du temps pour cultiver  une relation profonde avec Jésus. Malgré votre horaire chargé, il vous est possible de vous éloigner des distractions quotidiennes pour vous entretenir avec lui.

Un entretien avec Jésus arrange tout? Oui, je le crois fermement!

Psaumes et prière : des appels à l’aide

Écrits il y a des milliers d’années, les psaumes ressemblent aux prières que les croyants de tous les temps font monter vers le trône de la grâce.

Les psaumes: des appels à l’aide!

 

En effet, ils expriment ce que le psalmiste éprouve au plus profond de son coeur.  Ils relatent parfois la conversation intime entretenue entre deux êtres : le fini et l’infini et montrent la relation d’amour qui existe entre eux.

Le psaume 6 révèle un cri de cœur particulièrement poignant. Sa lecture nous projette au tréfonds du psalmiste qui lance un appel à son Dieu. Sa prière nous est connue quand au fort de nos luttes quotidiennes nous nous sentons affaiblis. Nous avons l’impression que Dieu ne répond plus ou ne nous écoute plus.

Le texte qui suit peut se classer dans la même catégorie que ce psaume poignant :

“Seigneur, je voudrais bien te prier mais je ne puis.
Il y a tout au fond de mon âme une barrière
M’empêchant d’élever vers toi mon âme.
À l’intérieur de moi, la désillusion, le désenchantement s’installent.
Je ne me sens pas le courage de surmonter ce mur d’indifférence qui entoure mon âme.
Cependant, j’ai soif de la présence de Dieu dans ma vie.
Mon âme soupire après lui.
Je voudrais que tu sois le centre de ma vie,
La pierre angulaire de la construction de mon existence.
Éternel, écoute le cri de mon âme!
Viens combler le vide dans mon cœur.
J’ai peur et je suis désespérée.
Seigneur, la seule prière que je puisse faire est un cri à l’aide un S.O.S d’une âme en détresse.
Seigneur réponds au cri de mon âme et sauve-moi.
Je suis sans force, faible, tremblante.
Seigneur interviens, je ne puis lutter seule.
La guerre est déjà perdue sans toi.
Seigneur interviens!”

Jacqueline Émile

Le plaisir d’écrire

Une prière ou un psaume n’est qu’un appel à l’aide lancé vers Dieu!

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Un cri au coeur de la lutte

Le livre des psaumes est parmi ceux qui sont les plus connus de la Bible.

Les chrétiens quotidiennement font appel à ces morceaux fascinants et profonds de la poésie hébraïque pour approfondir leur relation avec Dieu. Qui n’a jamais récité un psaume ou des versets tirés d’un psaume avant de commencer à prier?

Ces textes nous interpellent grâce à la diversité de sensations, de sentiments qui y sont décrits. Ils passent de la joie aux pleurs, de la louange aux appels à la malédiction sur ses ennemis. Ils décrivent toute une kaléidoscope d’émotions qui assaillent tout être humain.

Quand lire les psaumes?

La lecture des psaumes s’impose dans beaucoup de circonstances de la vie. David et les psalmistes ont mis leur cœur à nu pour décrire leurs sentiments et ont demandé à Dieu des choses qui peuvent être même contraires à sa volonté. Leur beauté réside dans le fait que ce sont avant des cris de cœur, parfois des appels désespérés à l’aide.

Au fort de la grande controverse entre le bien et le mal, le chrétien envoie un télégramme ou une lettre d’urgence au général pour demander des directives, lui expliquer la situation inextricable dans laquelle il se trouve, se fortifier ou lui rappeler que la guerre fait rage et qu’il doit intervenir.

Quelque soit votre humeur, votre problème, votre demande, un petit détour dans le livre des psaumes vous permet de retrouver force, espoir et regain d’énergie.

Faisons monter maintenant notre cri vers Dieu en lisant le psaume 130 :

Du fond de l’abîme je t’invoque, ô Éternel !

Seigneur, écoute ma voix ! Que tes oreilles soient attentives A la voix de mes supplications!

Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister ?

Mais le pardon se trouve auprès de toi, Afin qu’on te craigne.

J’espère en l’Éternel, mon âme espère, Et j’attends sa promesse.

Mon âme compte sur le Seigneur, Plus que les gardes ne comptent sur le matin, Que les gardes ne comptent sur le matin.

Israël, mets ton espoir en l’Éternel ! Car la miséricorde est auprès de l’Éternel, Et la rédemption est auprès de lui en abondance.

C’est lui qui rachètera Israël De toutes ses iniquités.”

 

 

Si mon peuple

“Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des Cieux, et je guérirai son pays.”  2 Chroniques 7 v 14
 S i vous tapez l’expression « lignes de prière » ou tout simplement le mot « prière », vous trouverez des centaines de milliers de liens qui vous dirigent vers ces ministères dont le but principal est de prier pour et avec les gens. Il semble qu’ils obéissent tout simplement à cette exhortation de l’Apôtre Paul qui dit : « Priez sans cesse » (1 Thessaloniciens 5 v 17).

Vous et moi, en tant que chrétiens, nous reconnaissons l’importance de la prière dans le cheminement de tout disciple de Jésus.

En effet, il est impossible de croitre sans entretenir cette relation particulière avec notre Dieu à travers la prière. La déclaration faite par E. G. White est tout à fait juste : « La prière est la respiration de l’âme. »

Donc, l’âme qui ne prie pas est morte.

En voyant le foisonnement de ces ministères consacrés à la prière, nous pensons que l’église doit être réellement vivante.
Pourtant, des fois nous rencontrons des chrétiens qui prient beaucoup, mais dont la vie ne révèle pas de changements significatifs. Pourquoi? La réputation de la prière est-elle surfaite? Si oui, ce n’est pas nécessaire de passer beaucoup de temps dans la prière.
Cependant, en lisant les biographies des patriarches bibliques, des réformateurs et les miracles accomplis en leur faveur en réponse à leur prière, nous devons admettre que l’invitation à prier doit être très importante.

Alors, qu’est-ce qui se passe?

Au lieu d’expliquer la façon dont il faut prier, les types de prière et toute l’argumentation qui viendrait avec ce sujet, je voudrais attirer votre attention sur les trois premiers mots du verset cité plus haut : « Si mon peuple. »
2chroniques 7v14Souvent, nous nous attardons sur le fait de prier, mais pas sur la personne qui prie.
Dieu dit bien si mon peuple, ce n’est pas si tout le monde, si tous les habitants de la terre, si mes ennemis, si ceux qui refusent de m’obéir prient. Non. Si mon peuple.
Pour Dieu donc, l’importance ne réside pas d’abord dans l’acte de prier, mais d’abord qui prie. Il le déclare à qui veut l’entendre : j’entretiens une relation particulière avec un groupe de gens spécifiques, mon peuple, mes enfants.
Alors, la question se pose : tous ceux qui prient sont-ils enfants de Dieu? Si oui, toutes les promesses contenues dans ce verset se réaliseront.
Quand nous sommes découragés ou quand nous voulons présenter notre requête au-devant du trône de grâce, appuyons-nous sur ce passage pour raviver notre foi.

Prions, prions beaucoup.

Prions souvent.

Mais demandons-nous aussi si nous faisons partie du peuple de Dieu.

 

Que fais-tu ici?

 « Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l’Éternel lui fut adressée, en ces mots : Que fais-tu ici, Élie? » 1 Rois 19 : 9

 Élie, un prophète pas comme les autres

 L’histoire d’Élie dans l’Ancien Testament est bien connue (1 Rois 18, 19, 21).
  • C’est le prophète qui a annoncé la sécheresse au roi Achab.
  • Il a vécu d’un peu d’huile et de farine d’une veuve de Sarepta pendant un certain temps.
  • Il a ressuscité l’enfant de cette veuve.
  • Après une prière, le feu est tombé du ciel pour consommer son holocauste alors que les prophètes païens et le peuple d’Israël restèrent ébahis devant la manifestation de la puissance divine.

Des prodiges, encore des prodiges

Il semble que la vie d’Élie était faite de miracles permanents. Un homme dirigé par Dieu. En effet, dans chaque épisode relaté dans la Bible, on découvre la complicité qui existait entre lui et Dieu. L’Éternel lui disait d’aller quelque part, il y allait. Il priait, Dieu lui répondait.

Pourtant, il y a eu un moment de sa vie où il a décidé seul.

Rappelez-vous, après la réponse spectaculaire de Dieu sur la montagne du Carmel (1 Rois 19), la mort des 850 faux prophètes au torrent de Kison, Élie reçut de Dieu la force physique pour courir, sous une pluie battante, devant le roi Achab jusqu’à l’entrée de Jizreel pour lui montrer le chemin. Mais, ce grand homme va perdre sa foi à la menace de mort apportée par le messager de la reine Jézabel, femme d’Achab. En effet, cette dernière a juré de le tuer et Élie prit peur et s’enfuit. Il n’a pas pris le temps d’invoquer Dieu, de lui demander son opinion. Il ne lui réclama qu’une chose : la mort.
Dieu lui a répondu différemment, bien sûr. Après lui avoir donné de la nourriture pour le fortifier, car il allait marcher 40 jours et 40 nuits jusqu’à Horeb, Dieu lui posa une question cruciale dans la caverne : Que fais-tu ici, Élie? C’est-à-dire, est-ce moi qui t’ai envoyé? T’ai-je dit de t’enfuir? Pourquoi as-tu pris cette décision seul?

Que fais-tu ici?

Il semble être l’éternelle question de Dieu à l’homme quand il s’égare. Que fais-tu ici, dans cet emploi? Dans cette soirée? Dans cette relation destructrice? Dans cette maison? Que fais-tu ici, rongé par la peur et le désespoir? Il faut remarquer que Dieu n’a pas empêché Élie de s’enfuir. De même, il ne nous empêchera pas de prendre certaines mauvaises décisions.
Toutefois, il nous aime trop pour nous abandonner dans notre triste situation. Quand il nous pose une question, c’est pour se reconnecter avec nous et nous aider à retrouver le meilleur chemin.
« Que fais-tu ici? » Répondons à cette question pour reprendre notre cheminement avec Dieu et connaître ses plans en notre faveur.

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » Jérémie 29 : 11